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Notre objectif

Paris, un modèle de résilience ?

Publié le 3 mars 2015 par Frédéric Sauvadet

Barge-de-la-permaculture-image-5-copyright-Anne-BlouinSi la Permaculture est née officiellement en Australie au milieu des années 1970 et se développe plus rapidement en Angleterre et aux USA, l’agriculture française et parisienne du 19e siècle a déjà une histoire intimement liée à une agriculture intelligente, biologique et productiviste. Eliot Coleman, un des grands pionniers de l’agriculture biologique aux USA parmi les meilleurs experts mondiaux du maraîchage sur petite surface et John Jeavons qui a développé en Californie la micro agriculture bio intensive se réfèrent tous deux à l’héritage des maraîchers parisiens du XIX° siècle.

Il nous apparaît également que la résilience est entrée dans la vision politique de l’administration parisienne. Il ne nous a pas échappé que Paris a été admise très récemment dans le cercle des villes résilientes par la fondation New-Yorkaise Rockefeller, dirigée actuellement par Judith Rodin, ancienne présidente de l’université de Pennsylvanie. Cette volonté des pouvoirs publics est forcement un levier pour l’émergence de projets ambitieux :

« Les chantiers qui s’ouvrent pour Paris, ville résiliente, sont de taille mais pas insurmontables. La capitale pourra ainsi s’appuyer sur sa diversité, sur la densité de ses liens sociaux, sa faible dépendance vis à vis de l’automobile, mais devra renforcer ses liens avec la nature, renforcer sa résilience alimentaire en développant l’agriculture urbaine et une ceinture vivrière (à l’échelle régionale), diminuer sa consommation énergétique en développant un mix énergétique et l’autoproduction, se diriger vers une politique zéro déchets, tout en impliquant l’ensemble de ses habitants. »,Extrait de « La ville Résiliente », article publié par https://villepermaculturelle.wordpress.com/tag/permaculture-urbaine/

C’est précisément sur l’aspect du renforcement des liens avec la nature, l’agriculture urbaine et la distribution de produits alimentaires en circuit court que s’inscrit le projet « Les Barges de la Permaculture« .

Comment ?

Barge-de-la-permaculture-image-2-copyright-Anne-BlouinPar la création d’un vaste jardin maraicher, d’une forêt-jardin, d’une agroforesterie, mais également d’un espace « inspiration et ressource « qui regroupe un bureau d’études ainsi qu’un centre de formation et de documentation à la disposition des parisiens et des visiteurs du monde entier

Le principe

Intégrer au cœur de la capitale, dans un des lieux des plus touristiques au monde, de façon extrêmement visible, des espaces de productions alimentaires biologiques à haut rendement et d’une grande beauté esthétique. Lieu d’échange avec les parisiens et les visiteurs du monde entier, lieu de formation, lieu très concret de création et de conception (design et mise en œuvre de projets permaculturels urbains), nous voulons un projet fort, attractif tant pour les experts du monde entier, les entrepreneurs déjà dans la concrétisation de projets urbains, que pour des sociologues qui pourraient, ici, au milieu de la vitrine d’un monde qui parle de la relocalisation, repréciser par des conférences les vertus de la solidarité interpersonnelle.

Pour cela nous voulons convaincre la municipalité de financer un programme d’installation de plusieurs barges sur les bords de Seine. Stables, très basses sur l’eau à pleine charge, profondes, faciles à installer après aménagement en dehors de la zone urbaine, d’une surface totale de 4 à 5000 m2, cet ensemble se veut représentatif d’une micro-ferme. Il présentera les différentes techniques de production de légumes et fruits comestibles et de céréales (Foret jardin sur 500 m2, du maraîchage sur buttes et planches sur 1000 m2, de l’agroforesterie sur 500 m2, de la grande culture sur 1000 m2, de la production de Biomasse et engrais verts sur 500M2) mais également un bureau d’accueil – centre de documentation – bureau d’étude sur 500 m2).

Composteurs, ruches, auxiliaires indispensables au bouclage des cycles et à la protection naturelles des plantes cultivées sont également implantées sur l’écosite. L’objectif est de dépendre le moins possible des énergies fossiles (pas d’intrant chimique ni de mécanisation), de recycler tous les déchets verts sur site, sans polluer la Seine, ni créer de nuisance. Recycler des déchets organiques en provenance de l’extérieur (centre hippique de Jardy, garde républicaine…). Travailler toutes les interactions possibles pour boucler les cycles – BRF, biomasse, déchets organiques).

Les études potentielles autour de l’écosite

Produire, séduire, former, informer mais ce n’est pas tout. Notre ferme pourrait devenir, à l’image de la ferme du Bec Hellouin, un formidable terrain de recherche en collaboration avec des scientifique de l’INRA et de l’Agroparitech. Les première études qu’il nous semble fondamentales de mener sont :

  • Comment vit-on aujourd’hui de maraîchage à Paris et en zone urbaine ?
  • Impact des nouveaux métiers de la permaculture sur le chômage en ville
  • Contribution du projet à la résilience de Paris (autonomie alimentaire)
  • Capacité à améliorer la qualité nutritionnelle de la production au fil du temps, dans le contexte de pollution et de hors sol d’une ville comme Paris
  • En quoi ce projet apporte des éléments de réponses aux problèmes sociaux des grandes villes (violence urbaine, solidarité,…) ?